Lumières au Cap Sizun
Situé sur pointe extrême du Finistère sud, le cap Sizun bénéficie d’un climat de presqu’ile, océanique doux. Les vents balaient les nuages, poussant les dépressions, et favorisant des nuages de traine clairsemés, à travers desquels les rayons éclairent les cotes, révélant reliefs et ombres
Les lumières se déplacent comme des phares, d’un instant à l’autre, orchestrés dans une chorégraphie sans cesse renouvelée

En peu de temps, le même lieu n’est plus le même, des irisations apparaissent , d’autres formes s’estompent, les tonalités se font différentes, les nuances se modifient au gré du balais des rayons, comme les touches d’un peintre qui se superposeraient ou s’atténueraient
Ces reflets s’accentuent au contact du milieu aquatique, qu ils soient de riviere ou d estran
Ce qui domine c’est cette sensation de grande luminosité, tant appréciée par ces peintres qui dés le XIX eme siècle les ont conduit vers ce Cap pour pérenniser des instants d’émotion. devant La richesse des ciels et la qualité de lumières renouvelées à l’infini. L’incessant cortège nuageux du ciel restait un challenge des plus stimulants pour les peintres. Ceci rejoignait les devenirs de l’Impressionnisme guidé par l’intérêt croissant pour la lumière si présente en ce bout du monde
Si H Riviere par ses estampes aux teintes douces à retracé ces moments, d’autres comme Gauguin, Lemordant on choisi de rehausser les couleurs pour traduire au mieux la force d’une nature violente et la résistance des hommes.

JJ Lemordant

H Riviere

le christ jaune de Gauguin
Ces hommes, dont M Meheut ont souhaité immortaliser leur activités et moments de vie, tout en conservant ces couleurs chatoyantes, couleurs que l’on retrouve aussi dans les œuvres de G Pottier et A.Quere peintre contemporain, qui nous a quitté récemment. Leurs réalisations ont su fixer cette authenticité chère aux Capistes

G Pottier

M Meheut
D’autres comme E Boudin ou C Cottet ont cherché à valoriser la pénombre, la rivalité de l’ombre et de la lumière qui les fascinait.

Ch Cottet
C’est aussi toute une nature qui, au rythme des saisons, offre une palette différente de couleurs
ne serait ce déja, dans les nuances du bleu au vert des rivages, rehaussées du bleu des nuages

Au printemps genets et ajoncs font resplendir la lande de leur jaune, en la recouvrant de ces paillettes d’or vif, à l’automne, ce sont les bruyères qui apportent leurs roux, tout comme les roselières qui bordent les paluds de ces mêmes nuances. Les oiseaux aussi changent de parure pour revêtir leurs habits d’apparat au printemps, lors de leur parade nuptiale. Toute une harmonieuse orchestration qui s’offre à nous, à condition, d’observer, d’attendre le passage d’un nuage, d’une saison…

Les couchers de soleil en ces lieux, sont des moments de partage où la nature nous offre, une gamme complète d’harmoniques qui vibre en nous Un véritable concert de couleurs et lumières, concert qu’Antoine guide du site, sait nous faire partager, en nous accompagnant lors de ses visites crépusculaires du raz de sein, grand site de France. « Spot » qui chaque année, accueille plus d’un million de touristes. Antoine qui en certaines occasions nous offre un véritable sons et lumières aux notes de sa cornemuse, et de ses mélodies.

Antoine credit photo Renan FOLLIC
Comment ne pas vibrer à l’unisson, au sommet de ces falaises de plus de 70m, face à cet horizon, qui se tinte de ses couleurs et nuances, à l’estompe progressive.
Harmonie des sons et lumières:
Quand il « neige » sur ses crêtes,alors que sa teinte d ‘émeraude translucide s’opacifie,
la mer dans un roulement sourd progresse, et s ‘érige en importants murs opaques,
murs qui viennent s’éclater sur rocs et rivages, et tracer de scintillantes arabesques sur un sable déjà humide
C est bien cela que les peintres ont saisi, attirés par ce spectacle aux lumières sans cesse renouvelées



Bae an avon

Cette précédente photo aux camaïeux de bleu montre la baie des trépassés, abusivement nommée des trépassés, En effet si cela répond aux nombreuses légendes, sa véritable
dénomination est « Bae an avon » en breton, qui signifie la baie de la source, et non bae an anaon (anaon= trepassés)
Donc …une erreur de traduction..!!!
Source, car il y a plusieurs milliers d’années la rivière du Ster (appelée à tort le Yun…) et qui traverse Primelin à l’Est, se jetait dans cette baie, mais depuis des modifications géologiques ont modifié son cours, et la font directement se déverser en amont, dans l’anse du Loch, et seul subsiste actuellement un étang à l’Est de la baie
C est aussi dans les églises et chapelles que la symphonie des lumières, tamisées par les vitraux, reflète l’âme d’un peuple qui a su rester authentique et fidèle à ses racines,

R Queré

C’est sur ces chemins aux allures romantiques, que nos circuits « old timer » vous conduiront
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