Moulins et Fours à Goémon
Deux activités importantes exercées au cap Sizun depuis des siècles, l’exploitation des céréales et leur transformation, ainsi que la récolte du goémon, pour en extraire ses dérivés iodés.
Les moulins étaient le plus souvent, mus par le vent, mais il existe aussi des moulins à eau, sur le cours de rivière ou même de fleuve, alors dépendant des mouvements de marée, comme le Goyen qui coule en amont à Pont croix, et débouche à Audierne.
la méthodologie d’utilisation de ces moulins à marée reposait sur une phase de stockage de l’eau dans un bassin de retenue au flot (marée haute), suivie d.une phase active de re largage, en fin de basse mer ( jusant), permettant ainsi d’actionner les meules, ceci 2 fois par jour, avec parfois des horaires nocturnes …

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Ces énergies éoliennes ou hydriques récupérées mettaient en mouvement des meules, qui alimentées en grain récolté localement, produisaient la farine et particulièrement en Bretagne, la farine de sarrasin et de froment.
Sur le Cap Sizun, nombreux sont ceux, dont seul persiste la partie maçonnerie de la tour,
Certains ont été restaurés en maison secondaire , d’autres restent à l’état de vestige, rares sont les restaurations complètes. D.autres ont été réhabilités par des associations, comme celui de Keriolet au Millet
Le moulin de Keriolet avec sa grande roue à augets’ de 8 mètres la plus grande de Bretagne, ce moulin a été construit en 1868 à Beuzec et cessé son activité en 1958, puis après plusieurs changements de propriétaires, il est réacquis par le conservatoire du littoral dans les années 90, et une équipe de bénévoles débute la réhabilitation en 1998, ce n est qu’en 2008 que l’ensemble est terminé, une production régulière de farine T80 et de blé noire est alors réalisée, et s’en suit alors chaque année, l’été, l’organisation d’une fête du pain, pour faire revivre son activité et déguster les fameuses « fouées», petits pains plats, garnis de rillettes ou fromage.
Spécialité de l’ouest de la France, les fouées (ou fouaces en Anjou) servaient à l’origine de test au boulanger, pour savoir si son four à pain était à bonne température.
Chaque année, ce ne sont pas moins de 30 tonnes de farine qui sont produites, entre le moulin de Tréouzien à Plouhinec et celui de Keriolet
C’est dans la vallée de Tréouzien, proche de Pors Poulhan, que se situe le moulin de Tréouzien, au bout d’un chemin de randonnée arboré, vous découvrirez ce patrimoine du 19ème siècle, rénové au 21ème et ouvert au public depuis 2015. La particularité de ce moulin-musée est qu’il dispose de deux roues à aubes l’une permettant la mouture du grain et l’autre l’alimentation du moulin en électricité.Si on poursuit le chemin de randonnée en faisant une boucle sur la gauche de la colline, on accède aux ruines d’un moulin à vent. Un projet de restauration est en cours.
Les anciens savaient conjuguer l’utilisation des ces deux énergies, l’eau se révélant complémentaire, mais aussi plus rentable par sa régularité, et la possibilité d’y adjoindre plusieurs meules.
Au début du XX eme siècle avec l’arrivée de la motorisation agricole, les meuniers, aussi souvent fermiers dans le cap, utilisèrent leur tracteur de façon intermédiaire, comme moyen de propulsion de ces roues à aubes, puis l’électrification mis un terme à cela, et remplaça définitivement ces méthodes Les anciens savaient conjuguer l’utilisation des ces deux énergies, l’eau se révélant complémentaire, mais aussi plus rentable par sa régularité.Après la deuxième guerre mondiale les moulins à eau qui disposaient de récepteur d’énergie interne avec une roue horizontale, furent équipés de grande roue extérieure à augets, captant ainsi plus d’énergie …Les premières roues à eau plus petites et horizontales, dénommées roues à pirouette se trouvaient sous le moulin sur le cours d’eau, alors que les suivantes, beaucoup plus grandes et puissantes, étaient fixées en extérieur, le long d’un pan du moulin.
Pour les moulins à vent différents systèmes. permettaient pour s’adapter au sens du vent, d’orienter les pales soit en partie supérieure avec un toit rotatif ou avec une base mobile, moulins alors appelés « kandelou » (chandelier)
Au niveau des meules en granit, cerclées de métal, il est intéressant de noter qu’il en existait 2 types, utilisées, suivant la granulométrie que l’on souhaitait obtenir pour la farine, plus fine pour celle à destinée humaine et plus grossière pour le bétail.En effet les agriculteurs étaient les premiers fournisseurs mais aussi consommateurs de cette production de proximité.
Par ailleurs on retrouve dans les moulins, des systèmes de levage de ces meules, mécanismes utilisés pour assurer leur entretien, afin de leur conserver une efficacité optimale.Lorsque leur épaisseur d’origine passait de 30 à 15 cm elles étaient réformées.

Keriolet

Treouzien
Le Moulin-tour de Trouguer à Cleden Cap Sizun (du nom de ses derniers meuniers) a été construit en 1830, abandonné en 1952, il est acheté par la commune en 1998, puis restauré en 2003. En 2009, le moulin produit 30 kilogrammes de farine de froment par heure. Depuis, le moulin moud le blé des champs avoisinants, lors des fêtes, comme la fête de la moisson « Gouel an Eost », qui a lieu en juillet,chaque année ou aux journées du patrimoine des moulins.
La Maison du vent à Goulien A l’aide de documents et maquettes interactives, explique comment les hommes et l’environnement ont su s’adapter et tirer partie de la force d’Eole. cette visite ludique et interactive est à faire en famille. Ouverte durant les vacances scolaires et toute l’année, pour les groupes (sur réservation). Il existe aussi dans cette même commune un musée privé au sein d’un ancien moulin à eau, particulièrement fréquenté lors des journées du patrimoine
Richesse et devenir des algues
Si l’extraction de la soude était effectuée dés le XVI eme siècle elle s’est développée au XIXeme
Dés le XVI eme siècle le carbonate de sodium (qui n’est pas la soude caustique) baissant le point de fusion de la silice permettait de produire de la verrerie, ce que louis XiV a largement utilisé pour réaliser sa galerie des glaces à Versailles. Au XIX eme siècle de nouveaux débouchés apparurent pour l’extraction de l’iode utilisée comme désinfectant, puis dans un autre domaine, pour les films et photos, Ensuite au XX eme siècle se sont développés des applications dans l’alimentation en tant que gélifiant, puis comme agent de texture pour la confection d’habits;
Au XIX eme On assiste au début des années 1840-1850 à une multiplication de créations d’usines de production d’iode en France est survenue pour répondre aux besoins médicaux et photographiques.
Ces algues servaient aussi et servent encore pour amender les sols.
La récolte du goémon est réalisée par des goémoniers
Les algues étaient utilisées au XIX eme siècle pour produire de la soude,
Au XIX eme ce travail était effectué tant par les femmes que les hommes, il était fait à la main, en restant des heures dans l’eau, et en ramenant cette précieuse cargaison avec des charrettes, pour ensuite les bruler au plus prés de leur récolte, dans leur four familiaux .elles étaient ramassées et regroupées, pour être brulées dans ces fours en pierre, et en extraire ses dérivés,La réalisation des pains de soude se faisait en chauffant les fours au préalable, avant de déposer en couches successives, algues puis brindilles, ces algues chauffées produisaient ainsi une matière liquide, qui en se solidifiant, donnait ces blocs ou pains bruts, vendus aux usines de transformation,
On retrouve ces fours sur les rives du Finistere et le long du Gr 34 , ils sont constitués de tranchées, de 40cm de profondeur et 60cm de large, tapissées de pierre, une manifestation annuelle les commémore, à Esquibien, lors de la fête du goémon le dernier week end de juillet, lieu où on peut encore voir un mat de levage qui permettait de hisser la cargaison sur la rive.
En 1879 la famille De LECLUSE-TREVOEDAL termine la construction à Audierne d’une « usine de produits chimiques » pour extraire des soudes de varech, au lieu-dit Le Stum (mot breton signifiant méandre). Le bâtiment avait été réalisé dans une boucle du Goyen à l’emplacement de l’ancienne caserne de pompiers. L’usine traitait uniquement les produits issus des incinérations des algues réalisées dans les fours à goémon du Cap-Sizun.
L’utilisation des fours à goémon avait été interdite le long des cotes par l’occupant allemand lors de la dernière guerre mais a été ré instauré ensuite, compte tenu de leur besoin en iode pour soigner les blessés.
Actuellement des bateaux sont affrétés pour puiser leur récolte au large, dans les champs d’algues, avec une sorte de «scoubidou » appelé comme tel…, qui comme une vrille emprisonne les algues et permet de les remonter à bord, pour ensuite les décharger au port vers des lieux de traitement. Ceci est encore réalisé tant en Finistère sud qu en Finistère nord, prés de Roscoff berceau de la thalassothérapie. Le Dr L.Bagot, avait bien compris l’effet médicinal de ces dernières en rhumatologie et ouvert dés 1899, l’institut Marin Rockroum , un des premiers centres de thalassothérapie.

Les algues
Ces algues servaient aussi et servent encore pour amender les sols.
Dés le XVI eme siècle le carbonate de sodium (qui n’est pas la soude caustique) baissant le point de fusion de la silice permettait de produire de la verrerie, ce que louis XiV a largement utilisé pour réaliser sa galerie des glaces à Versailles. Au XIX eme siècle de nouveaux débouchés apparurent pour l’extraction de l’iode utilisée comme désinfectant, puis dans un autre domaine, pour les films et photos, Ensuite au XX eme siècle se sont développés des applications dans l’alimentation en tant que gélifiant, puis comme agent de texture pour la confection d’habits;
Au XIX eme On assiste au début des années 1840-1850 à une multiplication de créations d’usines de production d’iode en France est survenue pour répondre aux besoins médicaux et photographiques.
Ces algues servaient aussi et servent encore pour amender les sols.
L’ifremer à Brest et la station biologique de Roscoff ont continué dés les années 1990, l’étude de ces micro organismes , et un débouché dans le domaine cosmétique a été développé tout en poursuivant les recherches dans le domaine alimentaire, Actuellement un renouveau se dessine dans la gastronomie locale, alors qu’elles sont déjà utilisées et très prisées en Asie, le wakame ou haricot de mer, se cuisine facilement, et contient beaucoup de fibres et de vitamines, de plus en plus de stages découverte sont proposés localement, pour reconnaitre et cuisiner les algues, une saine tendance..!
Leur cueillette et leur reconnaissance est devenue pour certains un loisir culturel, avec une utilisation culinaire.
Une professionnelle passionnée Scarlette Le Corre au Guilvinec, a su conjuguer récolte des algues et leur transformation, elle aime partager ses connaissances et anime des ateliers trés instructifs, allant de la reconnaissance des differentes variétés à leur préparation culinaire.. Une rencontre à ne pas manquer ..!
https://www.france.fr/fr/article/reprendrez-bien-peu-algues/
On distingue des algues vertes et des algues brunes, avec aussi des catégories rouges
Toutes sont comestibles, à condition de les prélever dans l’eau de mer, et encore accrochées sur les rochers,, en effet même les algues vertes si recriées sont comestibles, leur toxicité est due uniquement à leur fermentation après dégradation à l’air libre. On distingue la laitue de mer (ulvéa) un peu translucide et la verte filaire
L algue verte ou salade de la mer se présente en feuille ou en filaments est, fraiche, tout aussi comestible
Les algues rousses se trouvent plus en profondeur. On trouve la kombu royale ou sucrine, le haricot de mer, (on repère son attache que l’on respecte)

D’une façon générale, il n’existe pas de période particulière pour les cueillir, sauf depuis les lois de 2018, pour certaines espèces, par contre il faut les couper au ciseau, en respectant, de laisser une longueur minimale à leur attache pour assurer leur survie, et ne récolter que la quantité nécessaire à nos besoins du jour …Pour une randonnée cueillette que l.on organise le plus souvent à grandes marées, prévoir :seau, bottes, ciseau, horaire des marrées.
Dans les algues rouges : la nori qui déplissée se révèle quasiment translucide (cueillette de mai à fin novembre) et la poivrée qui forme une sorte d’arborescence.

Précautions:
– Surtout ne récolter que les algues fraiches qui sont encore immergées et ayant encore leur attaches
– Ces algues étant très riches en mineraux et en iode, elles ont de grandes qualités, on restera cependant prudent et dosé dans leur utilisation chez les sujets ayant des déréglemente thyroïdiens
Plus d info sur ces « circuits rallye » auto vintage et Gr Combinés lien ci dessous:







