Luttes et Combats
La centrale nucléaire de Plogoff: lutte de 1974 à 1980 ..!
Le peuple breton, et particulièrement finistérien est attaché à ses traditions, son patrimoine, il le respecte et souhaite le préserver, tout comme les Corses et les Basques, ils sont fidèles à leurs racines, leur identité, et ne transigent pas !
C’était mal les connaitre, lorsque est né le projet d’imposer le 3 dec 1974, l’implantation d’une centrale nucléaire sur leurs terres, les technocrates misant sur la crédulité des villageois et une faible mobilisation, se sont trouvés face à une marée humaine en totale cohésion. Les promesses d’emploi et leurs miroirs aux alouettes, n’ont retenu personne, les finistériens veulent garder leur lande, leur sable, leurs rochers, leurs ajoncs, tout ce qui fait cette beauté sauvage du dernier promontoire occidental, et surtout leur identité !
Ce projet était programmé sur la crique abris de Feuteun oad (fontaine), lieu le plus pittoresque et sauvage, aux falaises abruptes, avec des a-pics de plus de 50m …

La population a accueilli comme il se doit les bureaux mobiles décentralisés pour la classique et symbolique procédure de consultation citoyenne, pendant six semaines ces consultations, étaient prévues dans ces unités mobiles, les mairies étant fermées par solidarité. En 1980, ce sont majoritairement les femmes, qui étaient présentes, car les hommes travaillaient en mer, ce sont elles qui ont tenu tête aux gendarmes et CRS, avec barrages et manifestions quotidiennes, soutenues par les agriculteurs locaux.
Certains affrontements sont devenus violents, des commandos parachutistes appelés en renfort , n’hésitaient pas à en découdre avec la population qui, ne lâchait rien, ces violences s’étendaient même à l’intérieur des terres, à Pont croix, où étaient cantonnées les forces de l’ordre. Malgré les intimidations et arrestations, tout le monde est resté , élus inclus, et les convocations et jugements devant les tribunaux n’y ont rien changé !
Plus de 100000 personnes regroupées à la baie des trépassés ont fait entendre leur opinion, des agriculteurs ont même occupé le terrain du futur projet, en installant l’été 1970 une bergerie, avec 120 têtes.
C’est à l’issue de son élection à la présidence de la république, en dec 1981 que F Mitterrand a tenu sa parole en abrogeant ce projet.
Chaque année le dernier dimanche d’aout, une marche est organisée sur le site, où devait se tenir cette centrale.
L’enjeu local était certain, avec une modification et destruction de la flore et de la faune, entrainant des pertes considérables pour les productions locales, l’agriculture, le goémon, la pèche côtière, les effluents rejetés et leur chaleur, ne pouvant que se révéler destructeurs, ce qui a été confirmé par l’expérience espagnole du site de Vandelos où il était déjà constaté, une stérilisation du milieu marin sur une distance de 8km
Une autre épreuve s’est présentée en de 1942 à1948: La disparition du cordon dunaire en baie d’Audierne
Alors que le cordon dunaire de Treguennec à Prat ar Hastel avait été intensivement exploité par l’occupant, du printemps 1942 à Aout 1944
Ce cordon avait été considérablement réduit, suite à son exploitation, pour concassage de galets, afin de produire le ciment pour les block haus et le mur de atlantique.

Avant cette exploitation, qui employait plus de 300 ouvriers du travail obligation (STO) Il existait un rempart de galets haut de 5m sur 10 km protégeant ainsi les dunes et l’intérieur des terres
Exploité pendant trois années, le cordon était déjà bien fragilisé, abandonné par les allemands suite à leur défaite, début Aout 1944, il fut repris par la région pour aider à la reconstruction de Brest et des routes du Finistere.
Le cordon était déjà trop fragilisé pour accepter durablement une nouvelle exploitation sans nuire aux habitations terres à proches, avec un recul du trait de cotes, On se contenta donc d’exploiter le stock laissé sur place.
Effectivement, les grandes marées de février 1948 ont eu raison du cordon dunaire, avec brèches et immersions des terres, en particulier dans la partie de deux kilomètres, comprise entre le chantier et l’étang de Trunvel. Compte tenu des enjeux locaux, le cordon étant déjà trop fragilisé, pour supporter plus longtemps une nouvelle exploitation, sans nuire aux habitations, et terres proches, avec un recul du trait de cotes. Il fallu trancher et la fermer définitivement le samedi 21 février 1948.
Cependant des prélèvements sauvages, d entrepreneurs continuèrent d’affaiblir la dune, et une nouvelle rupture se produisit en 1966 avec inondation de la palud. Les collectivités locales mirent alors, des mesures de préservation du milieu naturel
A ce jour reste ces lieux de mémoire, avec ses énormes silos et la rampe de 200m qui reliait la plage à la chaine de tamisage des galets, par taille.

LES COMBATS

Lors du dernier conflit 39 / 40
Nombre de lieux restent imprégnés d’actes de résistance ou de combats menés
par des Marins Pécheurs qui se mirent à disposition et participèrent avec leur propre navire à des exfiltrations d’agents, aviateurs, ou résistants vers l’Angleterre
L’Ar Zenith L’ancien courrier de l ile de Sein avec son patron Menou fut le premier bateau à rallier l’Angleterre avec à son bord des résistants, le 19 juin 1940 en réponse à l’appel du 18 juin effectué par le Gal de Gaulle. Leur arrivée avait été enregistrée le 20/6 au port de Newlyn en Cornouaille Anglaise, un des plus gros port de pêche anglais, situé dans la Mount bay. Ce port était pendant ce conflit,un des plus important pour le sauvetage et le retour des aviateurs dont l’avion avait été abattu.
https://afl.arzenith.com/ar-zenith/
La crique de Pors Lanvers porte une plaque commémorative au Moise, et à son patron Marec, qui allait rejoindre son fils en Angleterre et avait pris en charge 12 résistants,et 9 équipiers dont un aviateur américain le 23 aout 42, deux ans, jour pour jour, avant la bataille de Lesven….
Certaines actions eurent des fins plus tragiques à Feuteun oad : Une stèle érigée en 2004, rappelle l’échouage du « jouet des flots » vieille pinasse, qui s’échoua le 3 fev 1944 suite à une tempête, alors quelle faisait route depuis l’ile Tudy, exfiltrait des résistants et s’engageait dans le raz de Sein, avant de rencontrer une frégate britannique, afin de faire un transbordement pour l’Angleterre. Parmi les passagers se trouvaient P Brossolette âgé de 40 ans, résistant et compagnon de la libération, ainsi que l équipe Dalhia qu’il cordonnait, et Estienne d’Orves
Le Gal de Lattre de Tassigny devait faire partie du voyage mais empêché par un problème médical il retarda son retour et le fit par avion. Suite à cet échouage, P Brossolette trouva refuge chez l’habitant, et échappa à un contrôle, mais il fut intercepté, sur la route, à Plouhinec, transféré à Paris et reconnu, il préféra donner un terme à ses interrogatoires et tortures , et pour ne pas trahir, se jeta par la fenêtre en mars 1944.P Brossolette et J Moulin étaient les principaux responsables de la résistance intérieure

Le monument de Lesven rend hommage aux combattants civils FFI qui, seuls, le 23/8/44 ont en convergeant de différents points ont encerclé et empêché le repli du cantonnement de Lezongard (d’Esquibien), important casernement allemand formé d’équipes de 300 soldats qui contrôlaient l’extrémité du cap et souhaitaient se replier sur Brest.

Après de violentes batailles, avec pertes humaines dans les 2 camps, ces soldats qui venaient d’Audierne ont été pris en tenaille, dans cette crique de Lesven, par les FFI, qui, aguerris au terrain, et déterminés, les ont fait prisonniers et remis aux américains qui sont arrivés peu après.
C’est proche de ces même lieux, plusieurs décennies plus tard, que s’est déroulée la lutte acharnée contre le projet de centrale nucléaire..!
Les batailles navales en baie d’Audierne:
Avec le torpillage le 22aout 1944, par 4 destroyers Canadiens, de 3 navires allemands, dont le V 729 ex « marie Simone » http://francois.delboca.free.fr/port/fschalu.html chalutier rochelais réquisitionné et militarisé par la flotte allemande, ce dernier s’échouera prés de la jetée du Raoulic, et ses restes, essentiellement sa membrure, se découvre encore lors des grandes marées.

Les 2 patrouilleurs allemands V 711 et 717 qui faisaient route avec le V 729, s’étaient abimés sur les récifs de la Gamelle et seront abattus par un déluge d’obus .A la fin de la guerre le V729 ex Marie Simone, est mis en vente aux enchères sans succès, et terminera découpé par un ferrailleur, pour un prix modique, en dec 1948.
Audierne ne fut totalement libérée que le 20 sept 1944, lors de la reddition du fortin de Lézongar
La croix de Pen Hir, au Cap de la chèvre: Un immense monument granitique, mémorial Aux bretons de la France Libre, sera inauguré par Le Général de Gaulle en 1951.
Érigé sur la falaise de la pointe de Pen Hir, à quelques mètres des Tas de Pois et de l’emplacement du sémaphore détruit pendant la guerre, il est visible à des kilomètres à la ronde .
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Cap Sizun et Préhistoire
Cette région de Bretagne recèle aussi un des plus anciens site préhistorique témoins en Europe de la maîtrise du feu par l’homme
datant de 350 à 500 000 ans
Découvert en 1985, il s’agit d’un habitat du Paléolithique inférieur, localisé dans une échancrure des falaises de la Pointe du Souc’h. Cette ancienne grotte marine, dont le toit s’est effondré, fait l’objet de fouilles depuis 1991
Ces dernières ont révélé la présence de micros éclats de roche, qui témoignent de la taille de pierre sur galets, pour confectionner des outillages , des ossements (notamment de grands mammifères, ou encore une dent d’éléphant) Ce site témoin des premiers peuplements humains de l’extrême ouest de l’Europe, représente vraisemblablement la fréquentation du Massif armoricain par des groupes pré-néandertaliens et néandertaliens.
A cette période Le rivage marin étant éloigné de 5 à 10 km, de larges espaces herbeux, se trouvaient en contrebas de la grotte, accrochée à la falaise rendant ainsi favorables l’observation de cette faune (éléphants, rhinocéros, bovidés, cervidés).que les hommes pouvaient chasser depuis le promontoire du Souc’h
Les dolmens de la Pointe du Souc’h
À quelques dizaines de mètres en surplomb de la grotte de Menez Dregan, la nécropole néolithique de la pointe du Souc’h, classée aux Monuments Historiques, est constituée de plusieurs dolmens fouillés entre 2001 et 2006 fouillés une première fois en 1871. Lors de ces fouilles, un type de vase a été mis au jour et porte le nom du site : la poterie type le Souc’h (un vase à pate fine, fond rond et des moyens de préhension avec percements).
Puis une seconde fouille etalée entre 2001 et 2006

L’allée couverte de Pors Poulhan
Ce site de Menez Korriged, est une sépulture mégalithique datant du Néolithique. Elle est située sur un plateau à l’ouest de l’anse de Pors Poulhan,
Décrite, dès 1835, comme l’un des plus grands dolmens du Finistère. Cette sépulture néolithique a été fouillée en 1986-1987 et restaurée en 1988-1989. Les découvertes attestent d’un usage assez long, du néolithique final au l’époque gallo-romaine.
L’ensemble représente un très long voyage dans le temps : du paléolithique au neo lithique voir même à la période gallo romaine, ce qui couvre quand même des périodes allant respectivement de – 300.000 avant JC à -6000 et au final – 50avt Jc
Plus d info sur ces « circuits rallye » auto vintage et Gr Combinés lien ci dessous:







